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Pourquoi la rétention des talents est aussi importante que le recrutement

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Points clés à retenir

  • Le coût moyen du remplacement d'un employé au Canada a dépassé 30 680 $ en 2026, un coût financier direct pour les entreprises.
  • Pour les employés qui restent, un bon environnement de travail et l'équilibre vie pro-vie perso sont plus importants que le salaire.
  • Les stratégies de rétention efficaces pour les PME incluent les entrevues de rétention, le développement professionnel et la reconnaissance.
  • En Ontario, la loi exige désormais la transparence salariale dans les offres d'emploi pour les entreprises de 25+ employés, complexifiant le recrutement.
  • Au Québec, de nouvelles normes de la CNESST obligent tous les employeurs à mettre en place des programmes de prévention des risques, y compris psychosociaux.

Le coût caché du roulement de personnel

Dans un marché du travail canadien qui montre des signes de ralentissement en 2026, avec un taux de chômage national atteignant 6,7 % en février, les entreprises pourraient être tentées de relâcher leurs efforts de rétention. Ce serait une erreur stratégique coûteuse. Alors que le recrutement semble moins frénétique qu'auparavant, le coût réel du remplacement d'un employé n'a jamais été aussi élevé. Des données récentes de 2026 révèlent que le coût moyen pour remplacer un seul employé au Canada a grimpé à plus de 30 680 $. Ce chiffre, qui représente une augmentation par rapport à l'année précédente, inclut les dépenses directes comme la publicité et les entrevues, mais aussi les coûts indirects, souvent plus importants : perte de productivité, temps de formation, et diminution du moral de l'équipe restante. Pour une PME, absorber de tels coûts à répétition peut directement nuire à la rentabilité et à la capacité d'innover.

Le problème est particulièrement aigu pour les grandes organisations. Près de 37 % des entreprises de 100 employés ou plus s'attendent à une augmentation de leur taux de roulement cette année, comparativement à 22 % pour les petites entreprises. Les raisons sont multiples : augmentation des exigences au travail, concurrence accrue pour les salaires et avantages sociaux, et départs à la retraite. Ignorer la rétention, c'est accepter un handicap financier constant à un moment où la prudence économique est de mise. Chaque départ représente une perte de connaissances institutionnelles et une perturbation des dynamiques d'équipe. Cet exode silencieux est une hémorragie financière que les entreprises avisées cherchent activement à contenir.

Pourquoi les bons employés restent : au-delà du salaire

Si un salaire compétitif demeure un facteur important, les raisons qui poussent les meilleurs talents à rester sont beaucoup plus nuancées. Des enquêtes menées auprès de travailleurs canadiens révèlent un portrait clair : pour les employés qui n'envisagent pas de quitter leur poste, les facteurs psychologiques et culturels priment souvent sur la rémunération. Les éléments les plus souvent cités pour justifier leur loyauté sont un environnement de travail positif, de bonnes relations avec les collègues et un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée.

Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour un employeur? Cela implique de bâtir une culture où les gens se sentent valorisés et connectés. Les employés qui restent sont ceux qui trouvent un sens à leur travail et qui sentent que leur contribution est reconnue. Voici les principaux facteurs de rétention cités par les employés canadiens :

  • Un bon environnement de travail : Des relations saines avec les collègues et un climat de collaboration (cité par 49 % des employés qui restent).
  • Équilibre travail-vie personnelle : La capacité de déconnecter et de gérer ses obligations personnelles (cité par 47 %).
  • Flexibilité : Des options d'horaires flexibles, de télétravail ou de mode hybride (cité par 34 %).
  • Un travail valorisant : Le sentiment que leur travail est important et a un impact (cité par 34 %).
Une étude récente de la firme de recrutement Robert Half a révélé que pour les employés qui ne cherchent pas activement un nouvel emploi, le principal motif pour rester est de ne pas perdre la flexibilité actuellement offerte par leur employeur.

Stratégies de rétention proactives pour les PME

Pour les PME, qui ne peuvent pas toujours rivaliser avec les salaires des grandes corporations, la rétention passe par la créativité et l'authenticité. La première étape consiste à écouter. Mettre en place des « entrevues de rétention » (stay interviews) est une stratégie puissante. Contrairement aux entrevues de départ, ces conversations proactives avec les employés performants permettent de comprendre ce qui les motive, ce qui les frustre et ce qui les inciterait à rester sur le long terme. C'est un outil de diagnostic essentiel pour prévenir les départs avant même qu'ils ne soient envisagés.

Le développement professionnel est un autre levier majeur. Les employés, en particulier ceux des générations montantes, veulent voir un avenir au sein de l'entreprise. Offrir des plans de carrière clairs, des opportunités de formation et du mentorat démontre un investissement dans leur potentiel. Pour les PME aux budgets serrés, cela peut prendre la forme de projets interfonctionnels, de l'accès à des plateformes d'apprentissage en ligne ou de la prise en charge de certifications professionnelles. Un programme de reconnaissance structuré, même modeste, peut également avoir un impact significatif. Qu'il s'agisse de primes, de jours de congé supplémentaires ou simplement d'une reconnaissance publique, le fait de souligner les contributions renforce le sentiment d'appartenance.

Le cadre légal : un incitatif supplémentaire à la rétention

Au-delà des coûts financiers et culturels, le cadre réglementaire canadien ajoute une couche de complexité au recrutement qui devrait encourager les employeurs à privilégier la rétention. Les législations provinciales évoluent, rendant le processus d'embauche plus transparent mais aussi plus contraignant. En Ontario, par exemple, d'importants changements à la Loi sur les normes d'emploi (LNE) sont entrés en vigueur le 1er janvier 2026. Les employeurs de 25 employés et plus doivent désormais inclure la fourchette salariale dans toutes les offres d'emploi publiques. Ils doivent également conserver des copies de ces affichages pendant trois ans. Ces mesures, visant la transparence salariale, augmentent la charge administrative du recrutement et exposent les entreprises dont les échelles salariales internes ne sont pas cohérentes. Au Québec, la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST) impose de nouvelles obligations depuis octobre 2025, avec une date limite de mise en conformité fixée à octobre 2026. Tous les employeurs doivent maintenant identifier systématiquement les risques, y compris psychosociaux (stress, surcharge, harcèlement), et mettre en place un plan d'action ou un programme de prévention complet. Les entreprises de 20 employés ou plus doivent former un comité de santé et de sécurité. Ces exigences, gérées par la CNESST, demandent un investissement significatif en temps et en ressources. Chaque nouvel employé doit être intégré non seulement à son poste, mais aussi à ces mécanismes de prévention rigoureux.

Le message est clair : recruter est devenu une opération de plus en plus lourde sur les plans financier, administratif et légal. Chaque départ évité est une victoire stratégique. En investissant dans une culture de travail positive, en offrant des perspectives de carrière et en garantissant un véritable équilibre de vie, les entreprises canadiennes peuvent non seulement réduire leurs coûts de roulement, mais aussi bâtir des équipes plus solides, plus engagées et plus performantes pour affronter les défis économiques à venir.

FAQ

Quel est le coût réel du roulement de personnel pour une PME en 2026?

En 2026, le coût moyen pour remplacer un employé au Canada est estimé à plus de 30 680 $. Ce chiffre inclut les frais de recrutement, la formation et la perte de productivité, ce qui représente une charge financière importante pour les PME.

Quels sont les facteurs les plus importants pour retenir les employés au Canada, à part le salaire?

Les employés canadiens valorisent avant tout un environnement de travail positif (bonnes relations avec les collègues), un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et la flexibilité (horaires, télétravail). Ces éléments sont souvent plus décisifs que le salaire pour les convaincre de rester.

Y a-t-il de nouvelles lois en Ontario ou au Québec qui rendent la rétention plus importante?

Oui. Depuis janvier 2026, l'Ontario oblige les employeurs de 25+ employés à publier les échelles salariales. Au Québec, depuis octobre 2025, la CNESST exige que tous les employeurs mettent en place des plans de prévention des risques (y compris psychosociaux). Ces deux mesures ajoutent des contraintes administratives et légales au recrutement, rendant la rétention d'autant plus stratégique.

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