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Qui utilise l'IA en recrutement au Canada? Secteurs et entreprises

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Points clés à retenir

  • Plus de la moitié des employeurs canadiens, menés par les secteurs de la technologie (52 %) et de la finance (41 %), utilisent l'IA pour le recrutement.
  • Des entreprises comme Shopify et les grandes banques (RBC, TD) sont à l'avant-garde, utilisant l'IA pour tout, du filtrage des CV aux entretiens.
  • Depuis le 1er janvier 2026, la loi ontarienne exige que les employeurs de 25+ employés divulguent l'utilisation de l'IA dans les offres d'emploi.
  • Le secteur de la santé adopte rapidement l'IA pour combattre les pénuries de main-d'œuvre, avec des plateformes dédiées comme FillaRole Health.
  • Alors que les PME adoptent l'IA (71 % l'utilisent), un écart persiste avec les grandes entreprises, particulièrement au Québec en raison du manque de ressources.

Les pionniers de l'IA en recrutement : un portrait pancanadien

L'intelligence artificielle n'est plus une simple curiosité technologique dans les ressources humaines au Canada; elle est devenue un outil stratégique pour de nombreuses organisations. En 2026, l'adoption de l'IA en recrutement est généralisée, bien qu'inégale. Une enquête de Harris Poll a révélé que plus de la moitié des employeurs canadiens utilisent déjà l'IA générative pour filtrer les candidats et analyser les curriculum vitae, citant l'efficacité (51 %) et l'aide à l'analyse des candidatures (52 %) comme principaux avantages. Cette tendance est particulièrement marquée dans les grandes entreprises, où 45 % des organisations de plus de 500 employés ont intégré des solutions d'IA. Cependant, les petites et moyennes entreprises (PME) ne sont pas en reste, un rapport de Microsoft de 2025 indiquant que 71 % d'entre elles utilisent désormais l'IA dans leurs opérations, le recrutement étant une fonction clé rationalisée par cette technologie.

Les secteurs à l'avant-garde de l'automatisation

Certains secteurs se distinguent nettement par leur adoption précoce et sophistiquée de l'IA pour attirer les talents. Sans surprise, le secteur des technologies mène la danse avec un taux d'adoption de 52 %. Il est suivi de près par les services financiers (41 %) et le secteur manufacturier (35 %). Ces industries exploitent l'IA pour relever des défis persistants comme la pénurie de compétences spécialisées et la nécessité d'accélérer des cycles de recrutement complexes.

Le secteur technologique et les géants du commerce électronique

Les entreprises technologiques canadiennes, allant des startups aux géants établis, sont les plus grands utilisateurs. Shopify, une entreprise de commerce électronique basée à Ottawa, a adopté une politique audacieuse de « l'IA d'abord ». Les gestionnaires doivent prouver qu'une tâche ne peut pas être accomplie par l'IA avant d'obtenir l'autorisation de recruter un humain. Cette approche a conduit à l'intégration d'outils d'IA pour des tâches comme la rédaction de descriptions de produits et les réponses par courriel. D'autres entreprises technologiques utilisent des plateformes comme Dayforce (anciennement Ceridian), qui intègre des copilotes d'IA pour automatiser la rédaction de descriptions de poste, la création de plans de formation personnalisés et la génération d'évaluations de performance.

Les services financiers et les grandes banques

Les grandes banques canadiennes, telles que RBC et TD Bank Group, ont également investi massivement dans l'IA pour optimiser leurs processus de recrutement. Ces institutions gèrent des volumes de candidatures extrêmement élevés et utilisent l'IA pour le filtrage initial, l'évaluation des compétences et même l'analyse des entretiens vidéo. RBC a rapporté une amélioration de 30 % de la qualité des candidats après avoir mis en œuvre des outils d'évaluation d'entretiens basés sur l'IA, tout en réduisant les biais potentiels. L'objectif est de réduire le temps nécessaire pour pourvoir un poste, qui est un indicateur de performance clé dans un secteur aussi compétitif.

Le secteur de la santé en pleine transformation

Le système de santé canadien, confronté à d'importantes pénuries de personnel, se tourne de plus en plus vers l'IA comme solution. Des plateformes spécialisées comme FillaRole Health ont été lancées pour aider les autorités sanitaires et les cliniques à gérer le recrutement. Ces outils utilisent l'IA pour la publication d'offres d'emploi, le suivi des candidats, le grattage de CV et la planification d'entretiens. Dans des provinces comme la Saskatchewan et la Nouvelle-Écosse, où les coûts liés au personnel contractuel ont explosé, ces plateformes visent à faciliter l'embauche de personnel permanent, y compris à l'international. Des entreprises comme Nucs AI et Fullscript, situées à Toronto, embauchent activement des experts en IA pour développer des solutions pour le secteur de la santé.

Réglementation et nuances provinciales : le cas de l'Ontario et du Québec

Le cadre juridique entourant l'IA en recrutement commence à prendre forme, l'Ontario ouvrant la voie. Depuis le 1er janvier 2026, la Loi de 2024 pour un meilleur emploi et de meilleurs salaires (projet de loi 149) oblige les employeurs ontariens de 25 employés ou plus à divulguer dans leurs offres d'emploi publiques s'ils utilisent l'IA pour filtrer, évaluer ou sélectionner les candidats. Cette exigence de transparence est une première au Canada et vise à informer les chercheurs d'emploi sur la manière dont leurs candidatures sont traitées.

Le Québec présente un tableau contrasté. Bien que Montréal soit un pôle mondial de recherche en IA, l'adoption par les PME québécoises est plus lente. Selon une enquête de l'Ordre des CRHA, ce retard est dû à un manque de ressources (48 %), de temps (38 %) et de connaissances sur les avantages concrets de la technologie (47 %). Pourtant, la tendance est à la hausse, avec 57 % des entreprises québécoises ayant déjà implanté l'IA ou prévoyant de le faire. L'écart entre les grandes entreprises qui adoptent massivement l'IA et les PME qui accusent un retard reste un défi majeur pour la compétitivité de la province.

L'IA en pratique : des outils et des stratégies concrètes

Au-delà de savoir qui utilise l'IA, il est essentiel de comprendre comment elle est déployée. Les applications les plus courantes comprennent :

  • Filtrage de CV et systèmes de suivi des candidats (ATS) : Les algorithmes analysent les CV à la recherche de mots-clés, de compétences et d'expériences correspondant aux exigences du poste. Plus de la moitié des employeurs utilisent cette fonction.
  • Entretiens par IA : Des chatbots ou des plateformes d'entrevue vidéo analysent les réponses des candidats. Un développeur, Ribbon, a enregistré 400 clients pour son robot d'entretien en seulement neuf mois, ce qui témoigne d'un intérêt croissant.
  • Automatisation des tâches administratives : La planification des entretiens, l'envoi de communications aux candidats et la génération de rapports sont de plus en plus gérés par des systèmes d'IA, libérant ainsi du temps pour les recruteurs.

Malgré ces avancées, l'élément humain reste crucial. Une enquête a révélé que 85 % des candidats préfèrent qu'un humain examine leur CV et 63 % se méfieraient d'une entreprise qui sur-automatise son processus de recrutement. Les entreprises qui réussissent le mieux sont celles qui trouvent un équilibre, en utilisant l'IA pour augmenter l'efficacité de leurs recruteurs, et non pour les remplacer. L'IA gère le volume, tandis que les humains se concentrent sur l'évaluation des compétences non techniques, l'adéquation culturelle et la décision finale d'embauche.

FAQ

Quelles entreprises canadiennes sont connues pour utiliser l'IA en recrutement ?

Shopify est bien connue pour sa politique de 'l'IA d'abord'. Les grandes banques comme RBC et TD Bank Group, ainsi que les grandes entreprises technologiques qui utilisent des plateformes comme Dayforce (anciennement Ceridian), sont également des utilisateurs importants. De plus, de nouvelles entreprises comme FillaRole Health émergent dans le secteur de la santé.

Existe-t-il des lois au Canada concernant l'utilisation de l'IA dans l'embauche ?

Oui. En Ontario, la 'Loi de 2024 pour un meilleur emploi et de meilleurs salaires' exige que les employeurs de 25 employés ou plus divulguent l'utilisation de l'IA dans les offres d'emploi publiques depuis le 1er janvier 2026. D'autres provinces pourraient suivre. De plus, les lois existantes sur les droits de la personne s'appliquent pour prévenir la discrimination par les algorithmes.

Comment l'IA est-elle le plus souvent utilisée dans le processus de recrutement au Canada ?

L'utilisation la plus courante est le filtrage des CV et des candidatures pour identifier les candidats qualifiés, ce qui est fait par plus de la moitié des employeurs. D'autres applications incluent les entretiens automatisés par IA, la planification des entretiens et l'analyse des compétences des candidats.

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