Quels secteurs recrutent activement les nouveaux arrivants?
En 2026, le marché du travail canadien continue de dépendre fortement de l'immigration pour combler des pénuries de main-d'œuvre critiques dans plusieurs secteurs clés. Pour les travailleurs immigrants, les opportunités les plus nombreuses se trouvent dans des domaines confrontés à des besoins structurels. Le secteur de la santé et de l'assistance sociale est en tête, avec une demande croissante pour des infirmiers, des aides-soignants, des assistants en pharmacie et des assistants dentaires, en partie à cause du vieillissement de la population. [7, 29] Parallèlement, le secteur des technologies de l'information (TI) recherche activement des talents internationaux pour des postes de développeurs de logiciels, d'ingénieurs infonuagiques et d'analystes de données, les entreprises canadiennes cherchant à rester compétitives à l'échelle mondiale. [12] Les métiers spécialisés, comme les charpentiers, les plombiers et les électriciens, demeurent également un domaine prioritaire, soutenu par les besoins en construction et en infrastructures. [25]
Au-delà de ces domaines hautement spécialisés, une forte demande existe aussi pour des postes de soutien administratif et de service à la clientèle. Des rôles comme adjoint administratif, représentant au service à la clientèle et commis comptable figurent parmi les plus recherchés, car ils sont essentiels au bon fonctionnement des entreprises de toutes tailles. [5, 17] Le commerce de détail et le secteur de l'accueil, bien que connaissant des fluctuations, continuent d'embaucher des travailleurs étrangers temporaires, notamment pour des postes d'associés aux ventes et dans les services de restauration et d'hôtellerie, des secteurs souvent confrontés à des pénuries de main-d'œuvre locale. [27, 28]
Qui sont les employeurs qui ouvrent leurs portes aux immigrants?
Ce sont principalement les grandes entreprises qui animent la création d'emplois au Canada, ce qui en fait des cibles de choix pour les chercheurs d'emploi immigrants. [19] Dans le secteur technologique, des géants comme Shopify, IBM Canada, Microsoft Canada et CGI sont reconnus pour recruter activement à l'international, offrant souvent un soutien pour les permis de travail via des programmes comme le Volet des talents mondiaux. [12, 14] Les grandes institutions financières canadiennes, telles que RBC et Scotiabank, ont également mis en place des programmes pour attirer et intégrer les nouveaux arrivants, non seulement pour des postes en finance, mais aussi pour des rôles technologiques et de conformité. [14, 26] RBC, par exemple, a été récompensée pour ses initiatives de mentorat et d'embauche de nouveaux arrivants. [26]
D'autres grands noms dans divers secteurs sont également connus pour leur ouverture aux talents étrangers. Amazon, avec ses vastes besoins en logistique et en technologie, commandite régulièrement des visas pour des postes à Vancouver et Toronto. [14] Dans le domaine de l'ingénierie et de la fabrication, des entreprises comme Magna International recherchent des professionnels et des travailleurs qualifiés. [14] Les secteurs de l'éducation et des services publics, incluant des employeurs comme l'Université Laval, l'Université de Sherbrooke et Parcs Canada, figurent également parmi les meilleurs employeurs au pays, offrant des environnements de travail stables qui peuvent être une excellente voie vers la résidence permanente. [31]
Comprendre le cadre juridique et les programmes d'immigration
Pour les travailleurs immigrants, il est crucial de connaître leurs droits. Chaque province a ses propres normes du travail. En Ontario, l'Employment Standards Act (ESA) et l'Employment Protection for Foreign Nationals Act (EPFNA) établissent des règles sur le salaire minimum, les heures de travail et interdisent aux employeurs de saisir des documents comme les passeports. [4, 9] Au Québec, c'est la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui protège les droits de tous les travailleurs, y compris les travailleurs étrangers temporaires, en s'assurant que les conditions d'emploi sont justes et sécuritaires. [21, 33]
Le Canada utilise une approche ciblée pour l'immigration économique, en donnant la priorité aux secteurs qui fournissent des services essentiels et qui stimulent la réussite économique à long terme. Cette stratégie vise à répondre directement aux pénuries de main-d'œuvre, en se basant sur des données probantes pour sélectionner les candidats ayant les compétences et l'expérience nécessaires. [34]
Le gouvernement canadien facilite l'embauche d'immigrants par le biais de plusieurs programmes. Le système Entrée express utilise une sélection axée sur les catégories pour inviter des candidats dans des domaines prioritaires comme la santé, les STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques) et les métiers spécialisés. [34] Le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) permet aux employeurs de combler des postes lorsque aucun Canadien n'est disponible, avec des mesures spécifiques pour aider les employeurs des régions rurales. [45] Enfin, les Programmes des candidats des provinces (PCP) permettent à chaque province et territoire de désigner des individus qui répondent à leurs besoins économiques spécifiques, offrant une autre voie importante vers l'emploi et la résidence permanente.
Tendances par province et perspectives d'avenir
Les opportunités pour les immigrants varient d'une province à l'autre, chacune ayant son propre marché du travail distinct. L'Ontario, avec son économie diversifiée, continue d'attirer une grande partie des nouveaux arrivants, en particulier dans les secteurs de la technologie à Toronto et de la fabrication. Le Québec recherche activement des travailleurs francophones pour préserver sa langue et sa culture, tout en faisant face à d'importantes pénuries dans les services de santé et l'aérospatiale. [39, 44] L'Alberta, bien que traditionnellement axée sur l'énergie, voit une demande croissante dans les technologies et la logistique. [23] La Colombie-Britannique a besoin de travailleurs dans la construction et la technologie, tandis que les provinces de l'Atlantique et les Prairies utilisent leurs PCP pour attirer des travailleurs dans des secteurs comme l'agriculture, la santé et l'accueil afin de contrer le vieillissement de leur population.
En regardant vers l'avenir, le Canada prévoit d'accélérer la transition de travailleurs temporaires qualifiés vers la résidence permanente, reconnaissant leur contribution à l'économie. [28, 51] Cependant, des défis subsistent. Les nouveaux immigrants sont plus susceptibles de travailler dans l'économie des petits boulots (gig economy) ou d'être surqualifiés pour leur emploi, un problème que les décideurs politiques et les employeurs doivent aborder. [29, 37] Malgré une participation au marché du travail des immigrants qui surpasse maintenant celle des travailleurs nés au Canada, des écarts de salaire persistent. [22] Le succès futur dépendra de la capacité du Canada à mieux aligner les compétences des immigrants avec les besoins structurels à long terme de l'économie, en assurant une intégration réussie au-delà du simple fait de combler des postes vacants. [27]
FAQ
Quels sont les emplois les plus en demande pour les immigrants au Canada en 2026?
Les emplois les plus en demande incluent les infirmiers, les aides-soignants, les développeurs de logiciels, les adjoints administratifs, les représentants au service à la clientèle, les charpentiers et les plombiers. [5, 7, 25]
Est-il nécessaire d'avoir une offre d'emploi pour immigrer au Canada en tant que travailleur qualifié?
Ce n'est pas toujours nécessaire. Le système Entrée express invite les candidats en fonction de catégories professionnelles ciblées et de leurs points, même sans offre d'emploi. Cependant, une offre d'emploi validée peut considérablement augmenter vos chances.
Quels droits protègent les travailleurs étrangers temporaires au Québec?
Au Québec, la CNESST garantit que les travailleurs étrangers temporaires ont les mêmes droits que les autres travailleurs, y compris le droit au salaire minimum, le paiement des heures supplémentaires et un environnement de travail sécuritaire et sans harcèlement. Les employeurs ne peuvent pas retenir vos documents personnels. [21, 33]